Long week-end

Mon week-end a commencé jeudi après-midi. Au programme : démontage de meubles avec Romain, tri de la vaisselle et du linge avec Solveig, et larmes un peu, dès que je me retrouvais seule dans une pièce. Des larmes de soulagement, des larmes de rage. J'ai quitté l'appart depuis 5 mois mais je n'en serai libérée que le jour où je le verrai vide tel que je l'ai trouvé en 98, lorsque je claquerai la porte pour la dernière fois.

Un déménagement du jour pour le lendemain, il n'y a que nous pour faire ça. Le camion loué par les parents était très très grand et un peu lent. Normalement tout ce qui devait aller en Normandie est parti, il ne reste plus que des objets à disperser, des livres à rendre et des bricoles à jeter. Plein de vêtements à déposer dans un freeshop. J'adore le concept du freeshop, et Solveig aussi je crois.
Samedi, montage de cartons et de meubles dans La Pièce : 90 m2, de 1 à 3 m sous plafond. J'ai toujours rêvé d'avoir une très grande chambre chez mes parents, mon souhait est exhaussé provisoirement.
Dimanche, alors que Solveig et Romain rentraient sur Paris pour retrouver leurs amours, Papa, Maman et moi avons profité du camion pour faire un second déménagement. Quelque part près de Camembert, il y a une petite chaumière recouverte de ronces. En extraire les plus gros meubles n'a pas été vraiment simple, que ne ferait-on pas pour rendre service à une amie islandaise !

J'ai conclu mon week-end bien rempli par la transumance des chevaux. L'hiver, mes parents sont par monts et par vaux, et leur cheval est chez une amie, avec sa jument à elle. L'été, les deux chevaux sont dans nos champs, entre les pommiers et la pièce d'eau. Parfois la nuit on les voit galoper sous la lune.
Donc lundi, au saut du lit, j'ai dû seller une jument que je ne connaissais pas et qui n'a pas été montée de l'hiver, lui faire traverser la ville, la nationale, la zone pavillonaire, la trace de la future autoroute et la forêt.
J'ai retenu plusieurs choses, d'abord je me débrouille encore pas trop mal à cheval, c'est agréable de se savoir capable de monter sur n'importe quel cheval dans presque n'importe quelle situation ; ensuite lorsqu'un cheval chie sur la route en pleine ville, ça amuse les enfants ; enfin pour faire une autoroute on commence par faire une longue saignée dans la forêt, impressionnant, je n'ai pas d'autre mot.
Il y a aussi le daim qui s'enfuit à notre approche, les petits chemins creux, les bourgeons sur les arbres. A chaque fois j'oublie, à chaque fois je redécouvre.
Je suis une rurbaine, je ne sais pas si je préfère les promenades à cheval dans les forêts normandes ou les randos sauvages dans Paris la nuit. J'ai le droit d'essayer de ne pas choisir ?
 
 

Réactions 

# Par Solveig, le mercredi 14/04/2004 à 00h46

Le lien de Camembert est... ben il est. Sinon le goût de la ville et de la campagne et de la ville j'ai aussi, et à vrai dire je trouverais ça triste de choisir (c'est comme de choisir entre les fraises et le chocolat, le garçons et les filles : pourquoi se priver de l'un ou l'autre?!?)

# Par bankair, le mercredi 14/04/2004 à 02h11

Fait plaisir d'avoir de tes nouvelles :)

je suis content que mes photos te plaisent =)

Bisous miss

# Par Corsac, le mercredi 14/04/2004 à 11h37

Choisir, c'est renoncer. Là en l'occurrence, t'as pas besoin de le faire, alors bon, autant en profiter :)

# Par Bap*, le dimanche 18/04/2004 à 23h57

Je pense pareil :)

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