Entrepreneurs

Lu dans Le Monde :

"Tout le monde agit auprès du Parlement, les instituteurs, les agriculteurs, les acteurs... Nous disons non seulement que nous sommes comme les autres, mais que nous sommes plus importants que les autres ! Parce que c'est nous qui faisons la richesse, l'emploi et la croissance", s'est exclamé M. Seillière, mardi 9 novembre, devant la presse.

J'aimerais bien qu'on arrête de confondre les patrons de PME et les dirigeants de multinationnales. Leurs problématiques ne sont pas du tout les mêmes, les bénéfices pour le tissus social non plus.

Pis d'ailleurs, y'a une alternative, les scops. Patrons-salariés ça sonne mieux que patrons/salariés, non ?

 
 

Réactions 

# Par Kozlika, le vendredi 12/11/2004 à 08h24

Euh... non, ça ne sonne pas mieux.

Je ne veux pas généraliser d'après ma seule expérience mais je travaille dans le milieu de la presse et de l'imprimerie depuis plus de vingt ans. J'ai bossé dans une SCOP, je travaille actuellement dans une "société ouvrière", c-à-d que nous sommes à 90% des effectifs des salariés-actionnaires et élisons notre conseil d'administration, la direction de notre entreprise ainsi d'ailleurs que toutes les personnes occupant des postes à responsabilité.

Eh bien je n'ai jamais travaillé dans un milieu aussi rétrograde et idéologiquement arriéré, qu'il s'agisse de la place des femmes et de leur droit à ouvrir leur gueule, de la culture homophobe et pro-alcoolique largement dominante ou de la conviction absolue qu'un bon ouvrier est un ouvrier qui se tue à la tâche sans faire compter ses heures supplémentaires car il agit ainsi pour le bien de la Sacro-Sainte Société Ouvrière.

Je suis désolée de débarquer ainsi bille en tête sur ton blog mais ta phrase conclusive me semble relever totalement de l'imagerie d'Epinal.

Bref, je préfère lutter contre un exploiteur qui annonce clairement la donne que me faire mon propre surexploiteur (artisanne ou libérale) ou, pire encore, être exploitée par un patronat obscurantiste digne du XIXe siècle, ce qu'est très exactement la CGT du Livre à mes yeux.

(Tiens je vais me faire des amis moi ;-) )

# Par bill goethe, le samedi 04/12/2004 à 07h07

t'en a bien de la chance ...quant au tourisme t'es m^me pas delocalisée ;-))

veinarde !!!

# Par Fabien, le dimanche 13/03/2005 à 13h33

Ne pas oublier que Seillière, héritier de la famille de Wendel, n'est qu'un rentier. S'il dirige un semblant d'entreprise, c'est juste une entreprise de placements financiers. Ce n'est pas un entrepreneur, il a travaillé un tout petit peu dans la haute administration où il n'a pas laissé de souvenir impérissable.

A la différence du secteur public, le secteur privé tolère très mal les gens qui donnent leur avis et qui sortent du rang. Néanmoins il est très probable que les patrons de grandes ou petites entreprises ne se reconnaissent pas du tout dans son discours. Le directeur actuel de Peugeot s'était même autorisé à contredire dans Le Monde la position du Medef sur les 35 heures...

De toute façon les entreprises et les banques ont presque des objectifs opposés: valoriser du travail pour l'un, rémunérer du capital pour l'autre.

Finalement il est terriblement ironique (ou scandaleux) que ce soit un rentier qui s'écrie: "la France va mal parce-que les français ne veulent plus travailler" !!! De qui se moque-t-on ?

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