Informatique d'un autre genre

Pour ceux qui n'ont pas vu l'article sur transfer : "Le féminisme et les logiciels libres sont tous deux opposés à une culture dominante forte"

J'approuve ce texte globalement. Je commence à penser que l'informatique doit se féminiser fortement, et que cela implique un peu de féminisme pur et dur. Genre vampirisation, apprendre de tous et n'éduquer que les filles. Le temps de comprendre pourquoi l'informaticien est un mec dans tous nos esprits, pourquoi les informaticiennes deviennent soit des garçonnes soit des garces.

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Licences corporelles

Le hors-série le corps humain de A à Z de La Recherche porte sur le corps humain et sa décomposition du point de vue médical et philosophique. Je l'ai acheté ce midi et pour l'instant je le dévore article par article, dans l'ordre, ce qui m'arrive rarement.

Les articles sont tous interessants, je résiste à l'envie de vous en livrer des morceaux entiers à méditer, mais là je viens de me faire une reflexion vraiment décallée, je me demande si ça peut faire sourire d'autres gens. A la page K-Kit, dans l'article Ciment légal pour corps démembré, j'ai trouvé le scénario suivant :
"Imaginons un coeur prélevé sur un cadavre, préservé de la nécrose dans un caisson réfrigéré, acheminé peut-être par avion vers l'hôpital où l'attend un patient. N'étant pas un bien sur lequel quiconque aurait un bien de propriété, à qui appartient-il ? A personne. Une fois greffé, il fera pourtant partie du corps du malade soigné. Lequel aura toute liberté de s'opposer à un nouveau prélèvement lors de sa propre mort, faisant valoir des droits sur ce coeur qui ne lui appartient, au sens du droit, pas plus qu'à son précédent possesseur."

J'en ai immédiatement conclu que les droits sur corps humain sont pratiquement parlant plus proche d'une licence BSD que d'une GPL. Je tourne autour de ces questions de licence et du coup ça ressort n'importe quand. L'idée suivante a été : est-ce que ça a un sens d'accepter de donner ses organes, mais seulement au bénéfice de ceux qui sont prets à donner les leurs ? L'analogie est un peu tirée par les cheveux, on peut difficilement faire les mêmes lois pour une ressource infiniment reproductible et pour un "bien" matériel dont la quantité est limitée, sans même parler des objections affectives ou religieuses, mais le parallèle est pas si absurde que ça finalement.