Marasmes

CC m'a fait écouter une interview de RFI. Un économiste un peu plus sensé que les autres qui dit des choses pas vraiment nouvelles. La difference entre les pays riches et les pays pauvres est non seulement indécente, c'est aussi dangereux. Il parle de la polution qui fait le tour de la planète en 4 jours, des chinois qui rêvent de voiture et de la densité d'indiens au kilometre carré.. On pourrait bien sûr ajouter le terrorisme à la liste.



image piquée
Pire que les fanatiques religieux, sur TF1 je découvre les ados nihilistes du Salvador. La Mara Salvatrucha et la Mara 18, plus de 10.000 gamins (sur seulement 6 millions d'habitants) qui tirent à vue les uns sur les autres.
Tout commence à Los Angeles, lorsque la 18 est crée par les hispanisants pour se défendre contre les gangs afro-américains, puis la MS s'est crée au sein des hispaniques pour se défendre contre la 18. Lorsque la guerre des gangs a bien dégénéré, les leaders des deux groupes sont reconduits chez eux. Et là, parmis ces enfants que les parents ne peuvent ni éduquer faute de temps, ni envoyer à l'école faute d'argent, les maras font tâche d'huile. Elles donnent une raison de vivre et de mourir. Et petit à petit la maladie touche les pays voisins.
Le reportage précise que nous sommes dans la grande banlieu des (méchants) USA, les multinationnales viennent ici payer la main d'oeuvre pour une bouchée de pain.

C'est le discours de TF1, re-simplifié par mes soins. Un scénario catastrophe. Du fanatisme même pas religieux pour toute une génération. Remarquez, si les jeunes se tuent entre eux, ça solutionne la question de l'explosion démographique. Puis-je suggerer de modifier culturellement ce mème avant de l'implanter en Inde ? La même éthique OGM.

J'avoue, si j'en parle c'est surtout que j'ai été impressionnée par leurs tatouages. De la tête aux pieds, de véritables oeuvres d'art pour certains. L'une des dernières images, un jeune garçon au visage souriant et aux gestes durs. Il dit qu'il va sortir de prison sous peu et immédiatement se remettre à tuer. Ses mains, son cou et son front sont couverts d'arabesques. Mais sur ses joues, sous son oeil, rien qu'une larme.
 
 
 
 
 

Res Publicae*

Faire de la politique, c'est important. Vendredi soir, je discutais avec un monsieur à la retraite en attendant mon bus. Pour lui le monde avait changé, il estimait que ça devait pas être facile pour les jeunes. Quand je lui ai répondu qu'il fallait que chacun de nous fasse de la politique à son niveau, il a d'abord été un peu surpris, pas trop d'accord. Pour lui "les politiques non plus n'y peuvent rien". Mais moi je parlais pas de la politique comme profession, juste du droit d'avoir un avis. Je regrete que beaucoup de gens soient allergiques à la politique, et qu'encore plus de gens pensent que la politique est une affaire de professionnels. Comment est-ce qu'on peut parler de démocratie dans ces conditions ?

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